Le Pakistan

25 juin, arrivée à Taftan à la frontière Pakistanaise et départ vers Qetta

Arrivée à la frontière iranienne en pleine tempête de sable... ça commence bien!

Passage de frontière totalement chaotique au milieu de plusieurs centaines de camions.

Heureusement que Hamid était là pour nous servir de facilitateur, je pense que nous y serions encore, parce que trouver les bons bâtiments qui ne sont pas les mêmes pour tamponner les papiers. Le passeport du chauffeur ici, un autre pour le carnet de passage en douane du camion et encore un autre pour le passeport de Chantal. Et très important s'extirper des 4 files de camions et pouvoir sortir de tout ce bazar...Sans lui, nous y serions peut être encore. Tout ça avec un  vent de sable de fou, tout est jaunâtre dans le camion. Bref, presque 4 heures!

Accalmie météo pour passer la douane Pakistanaise, là ça va vite, en 1 heure 1/2 tout est signé, tamponné, rempli. Le "cahier" du préposé fait pas loin d'un mètre de large tellement il y a de colonnes. Donc ça prend un peu de temps.

C'est maintenant que le mot patience commence à prendre toute son importance, nous voilà parqués dans un des bâtiments des douanes, et nous attendons l'escorte qui ne viendra que demain matin.

Le matin venu, nous attendons un autre camion qui doit traverser le Pakistan avec nous. Avec toujours un petit vent de sable, et 42°, obligés d'ouvrir les fenêtres, et bien sur, du sable partout.

La cour (en français "décharge"), fermée la nuit à clé et gardée par un policier armé.

Le départ est donc reporté. De 7 heures, nous partirons à 13 heures. Avec escorte, et pas n'importe quelle escorte :  un pick up avec 3 tirailleurs pakistanais armés de kalachnikov avec chargeurs engagés. Ils ne font pas dans la gnognotte pour assurer la sécurité des touristes!

Et c'est partit pour 1300  km de route désertique(que nous ferons en 4 étapes)  à 60/70 km/h en pointe.  

Les escortes changent environ toutes les heures ou 1/2 heure.

Mais il y a aussi les check-point où il faut s'arrêter, écrire comment tu t'appelles, d'où tu viens ?(ben... de Taftan, NON! : your country name ? Haaa fallait le dire plus tôt : France et ils se regardent tous sans comprendre France, Francia, Paris ça y est ils savent, alors ils te disent welcome to Pakistan.

Ils sont tous incroyablement gentils.

Mais ce n'est pas fini, il faut finir le questionnaire écrire où tu vas, ton n° de passeport, celui du visa, le n° du camion et la taille de tes chaussettes (facultatif) Un enfer parce qu'il y a un check point tous les 20 ou 30km. D'ou une moyenne de 40km/h.

Là, ça donne l'impression qu'ils ont abandonné la ligne après le déraillement.

C'était peut être la gare, au milieu de rien, dans le genre il était une fois dans l'ouest revisité à l'est.

Rien!

Et voici les fameux camions pakistannais, décorés du sol au au plafond, ça en jette! je voulais faire ça sur le DAF mais Chantal ne veux pas. Allez comprendre pourquoi? Ils n'arrangent pas notre moyenne non plus, 30km/h de vitesse de pointe.

En bas des montagnes, il y a des camions équipés de chaînes et de sangles pour les tirer dans les côtes tellement ils sont en surcharge.

Halte le soir dans une caserne de police avec les jeunes de l'escorte qui dorment au pied des camions.

Un policier, 20 ans, des études mais pas de boulot dans le coin, soutien de famille donc pour nourrir tout le monde il sera policier.

Et ça repart le lendemain, même scénario. toutes les photos qui suivent (et les précédentes aussi) sont prises du camion ou aux check-point car interdiction de s'arrêter.

scène bucolique...

Toujours rien!

Sauf lui.

Et les fils du gradé de l'escorte à qui il a donné rendez vous pour nous offrir des pastèques de sa ferme à quelques km de là.

Parfois ça change, au lieu de rien nous avons un désert, assez beau d'ailleurs.

ou alors presque plus de route!

voir plus du tout.

Des chargements incroyables.

Les Levies, c'est le nom des escortes, ceux là ont une voiture propre.

Check-point, et c'est repartit pour une séance d'écriture, mais toujours accompagnés.

Insolite.

Pour les aficionados!

Prêt à n'importe quoi pour un peu d'air frais!

Dernière escorte avant d'arriver à Qetta, et là, on ne fait pas dans la dentelle!

 

Commentaires

Claude et Bernadette Bonjour Chantal et Jean Marc
Dépaysement total, bravo pour votre voyage, nous regardons de temps en temps votre récit et images
mais comme nous sommes aussi en voyage nous ne les voyons pas tous, c'est bien dommage !
nous sommes prés de Las Vegas et rentrons le 10 juillet pour deux mois chez nous nous aurons peut-être
plus de temps, mais c'est pas sur !
continuez bien votre trip et à bientôt
Claude et Bernadette
corinne je viens de regarder votre périple pour vous pas drôle mais moi j ai bien rigolé avec les photos et les explications de jean marc gros bisous a vous

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26 juin, arrivée à Qetta apès 10 heures de route et ...300km.

La conduite sur route quoique folklorique ne nous avait pas préparé à celle en ville. C'est simple, ils sont dingues! La seule loi est celle du klaxon et la priorité appartient au plus gros.

ça se faufile partout, ça remonte les rues à contre-sens, en sens interdit et les feux sont là pour le folklore.

Pris en charge par les commandos motorisés.

Le policier à son poste d'observation et devant la voiture les containers de poubelles avec tri non sélectifs.

Motos et automitrailleuse devant, sirène derrière, malgré tout ça, ça n'avance pas vite.

Arrivée au QG de la police pour y passer la nuit.

Monogramme Toy amovible, jamais vu ça!

Départ pour le supermarket.

Bureau de change, avec nos bodygards, nous ne risquons pas les pickpockets.

Vendeurs de tout et n'importe quoi et cireurs de chaussures.

Pour les mangues aussi, pas de danger de se faire escroquer sur le prix ou la qualité, la police veille.

A part une bombe qui exploserait au hasard dans une rue, nous ne risquons pas grand chose!

Nous améliorons notre conduite dans les défilés pour être prêts pour le 14 juillet!

C'est quand même un peu scabreux, par endroits, il manque des bouts de route qui se sont écroulés et du coup nous passons au ras du ravin... faudrait pas que ça s'écroule un peu plus. Pas de photos, j'étais occupé et Chantal avait la trouille!

Pauvres gens, même pas de quoi acheter des chaises.

Ce n'est pas souvent que je regarde en l'air quand je conduis, mais le camion est haut et je ne voudrai pas en arracher un bout sur ces rochers.

Fabienne et Michel que nous avons attendu à la frontière et avec qui nous avons fait la route.

Je n'ai jamais compris ce qu'il me voulait le papi...

Rayon fraîcheur, boucherie et poissonnerie.

Ca chante à tout va au son du tambour dans la remorque.

Et ce soir, c'est bivouac au club de la police à Shikarpur, nous aurons fait un détour de plus de 200 km pour nous éloigner de la frontière Afghane que nous aurons longé pendant 600 km. Bizarre direz vous, mais il n'y a qu'un seul poste frontière entre l'Iran et le Pakistan, et une seule route qui traverse le Pakistan, et c'est celle le long de la frontière!

 

Commentaires

emmanuel Vivement Lacanau et de bons pastis pour écouter vos belles histoires de voyageurs du bout du monde
Bises

Emmanuel

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29 juin, dernier tronçon avant Sheikhupura.

Toujours des chargements incroyables.

Moto taxi...

Couleurs bizarres, j'ai dû toucher un truc qu'il fallait pas sur l'appareil.

Et ça roule?

Pas vite mais ça roule.

Etalage de mangues mises à mûrir

Copilote fatiguée.

L'hospitalité pakistanaise n'est pas un vain mot. Nous sommes chez Hussein, ami de Hamid rencontré en Iran. C'est lui qui nous arrangera le coup pour laisser le camion 2 mois à l'aéroport. 

Et nous ne sommes pas les seuls à qui il rend service.

Arrivée à l'aéroport. Pourparlers pour convaincre les gardes de nous laisser rentrer dans le parking.

.

Et ça y est, nous rentrons en France. Donc  plus de son et plus images pendant 2 mois. A bientôt donc!

 

 

 

 

 

 

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